RECONSTRUIRE SAINT DENIS

En créant cette page, nous voulons vous permettre de suivre l’évolution du chantier de nettoyage après l’incendie de la sacristie de l’église Saint Denis d’Estrées-Saint-Denis qui a détruit tout l’intérieur de la sacristie. L’église, miraculeusement préservée par le savoir faire et le professionnalisme des sapeurs pompiers, a cependant reçu d’épaisses fumées toxiques et une suie grasse et noire. C’est la raison pour laquelle, elle est fermée au public. Un premier travail de décontamination et de désinfection est en cours. Au fur et à mesure, nous vous proposons cette « chronique » pour suivre les travaux. Le titre « reconstruire Saint Denis » s’inspire du projet ambitieux « reconstruire Notre-Dame (de Paris) »… Le défi est le même…

Chronique du 1er Mars 2024

La vitesse de croisière est désormais enclenchée… Depuis lundi après-midi, le vaste chantier est désormais en route pour nettoyer les murs. Je le disais déjà la semaine dernière, la mise en route du chantier est longue mais une fois que c’est en route, on n’arrête pas une équipe qui gagne. Mardi, la première projection de latex sur les murs a commencé. Le climat est propice au séchage du produit. Il y a quand même deux machines qui tournent en permanence pour assécher l’atmosphère humide de l’église et permettre au latex d’être efficace pour ce qu’il est.

Ainsi, un premier technicien projette le latex (comme si on projetait de la peinture avec un pistolet à peinture). Après un temps de séchage, environ 48h, un autre technicien arrache ce latex séché. Au fur et à mesure du séchage, le latex, blanc à l’origine, devient noir, signe qu’il a bien attrapé toutes les salissures… C’est vraiment un esprit d’équipe bien orchestré, en lien avec l’équipe qui, au fur et à mesure, installe l’échafaudage…

Mieux que des longs discours, voici quelques photos et du travail et des premiers résultats…

Le chœur de l’église et ses échafaudages…
il faut atteindre les voutes à plus de 10m de haut
le matériel est là : la machine pour projeter le latex… et les sceaux en réserve
encore un peu de réserve de latex…
Les bancs décontaminés sont bien protégés
une vue d’ensemble…
on mesure un peu plus la quantité d’échafaudages pour Notre-Dame de Paris…
une organisation bien rôdée… quand le technicien projette le latex, un autre retire ce qui est sec et l’équipe des échafaudages prépare une autre partie de l’église… on appellera cela « la communion »…
on projette, on projette…
900m2 de mur à nettoyer !
Le latex fait son effet… plus il est noir, mieux c’est !!
c’est sec, alors on « arrache »…
parce que le latex est bien posé, tout vient ensuite en une seule fois… impressionnant !
Et voilà le travail…

Pour mémoire, les murs étaient comme cela…
Le résultat sera de cette qualité là !
au plus près…
on voit la différence… et le travail encore à accomplir mais c’est tellement prometteur.
Un grand bravo a nos techniciens qui mettent tellement de cœur et de bienveillance pour travailler ainsi.

L’aventure va se poursuivre cette semaine… On ne les arrête plus… Vendredi 1er Mars, toutes les voutes de l’allée latérale droite (autel de la vierge) étaient passées au latex ainsi que les premières voutes du chœur. Dès le début de la semaine, lundi 4 mars, le nettoyage du chœur se poursuivra alors que l’allée latérale droite sera terminée en hauteur. Après le déplacement de l’échafaudage, les murs, en partie basse, seront nettoyés. A la fin de la semaine, on y verra déjà plus clair ! Nous n’en doutons pas!

JOIE !!… (je ne vous le cache pas !)

Chronique du 24 Février 2024

Quand on voit les experts de la NASA préparer le départ de la fusée, on sait tout le travail de préparation, de réflexion et d’organisation que cela représente. Et encore… Toute proportion gardée, il en est de même pour lancer ce vaste chantier de nettoyage des murs de notre église. Pour ce faire, tant de précautions doivent être prises pour assurer la sécurité de ceux qui seront à 10m de hauteur pour nettoyer la suie jusque dans les recoins, atteindre le creux de la voûte ou encore le petit détail sculpté… Bref, cette semaine a encore été consacrée à la dernière pause des échafaudages pour permettre ainsi aux techniciens du « peeling » d’être opérationnels cette semaine, à partir du 27 février. Nous sommes dans les temps et dans le planning que les uns et les autres ont pu valider afin que le travail de nettoyage puisse être efficace et que le déplacement et l’installation de l’échafaudage suivent en parallèle.

Les derniers préparatifs s’achèvent donc, notamment pour garantir un taux d’humidité le plus faible possible, afin de rendre efficace le « latex » qui sera projeté sur les murs. Il faut 48h de séchage, s’il n’y a pas trop d’humidité et de froid… L’église va être zonée pour assurer une certaine température indispensable pour la réussite du chantier. Et la prière des paroissiens pour une pause dans cet épisode pluvieux en demandant 15°C fera le reste ! Depuis le temps qu’on en parle, on a hâte de voir les premiers résultats !!

Concernant la sacristie en elle-même, nous sommes dans l’attente des résultats quant aux tests « amiante » des décombres de la sacristie. Parallèlement, les contacts, les devis et les perspectives de reconstruction sont là et avancent bien. Début Mars, notre fournisseur d’électricité aura sans doute installé le nouveau compteur de l’église… Tout un symbole ! Ce sera déjà une étape. Ensuite, ce sera aussi le contrefort de l’église à restaurer, notamment le changement des pierres détruites par la chaleur. Après cela, la toiture pourra être envisagée puis la suite… Jeudi, l’entreprise qui assure l’entretien des cloches viendra faire un premier constat et donnera aussi quelques perspectives… On a l’air de prendre au sérieux le fait que s’il n’y a pas de cloches pour Pâques à Estrées, pas de chocolat non plus… Je veillerai personnellement à la remise en route des cloches dès que possible…

Deux dernières choses pour aujourd’hui : la blague du « jour de la tempête », jeudi dernier : alors que j’étais à la récollection des prêtres à Troussures, derrière Beauvais, on m’annonce que les échafaudages sont tombés !! Ma première réaction : Seigneur, pourquoi ça encore ?? De retour à Estrées, je découvre (avec soulagement) que ce qui est tombé, ce sont deux planches que l’entreprise avait laissé contre le mur de l’église, en attente pour finir l’installation à l’intérieur. Ouf ! (un des volets du presbytère qui a été arraché à cause de la tempête, ça c’était bien réel !)

La deuxième chose : les illustrations. Pas de photo encore cette semaine car il n’y a pas grand chose à montrer si ce n’est une foret de tubes métalliques. En plus, sans lumière, il n’y a pas grand intéret. Comme image d’illustration, on peut regarder Notre-Dame de Paris… c’est comme à Estrées ! (ou l’inverse…)

A suivre… pour le premier épisode « latex »…

Chronique du 17 Février 2024

Chronique du 9 Février 2024

Cette semaine, plusieurs rendez-vous étaient au planning des uns et des autres pour lancer (enfin) cette grande aventure du nettoyage des murs de l’église, ainsi que les bancs.

Ce vendredi 9 février, s’est tenue une « réunion de chantier » avec les différents intervenants, en premier lieu l’entreprise d’échafaudages et les entreprises de nettoyage. Ce n’est pas rien d’installer un échafaudage et ce n’est pas rien non plus d’imaginer que des techniciens seront à l’œuvre sur ces échafaudages : la sécurité avant tout ! Donc on réfléchit à deux fois avant de se lancer (pas moi ! les techniciens). Et notre belle église et ses voutes ne rendent pas simple la manœuvre… La « hauteur sous plafond » n’est pas négligeable ! Mais on va y arriver !

Cette semaine, on termine d’échafauder « le couloir droit » (allée latérale droite/côté autel de la Vierge -NDLR) puis ensuite on échafaude le chœur. Pendant la fin de l’installation de ces échafaudages, d’autres techniciens seront à l’œuvre pour protéger les vitraux (si lumineux et propres) et les bancs avant de commencer à projeter la résine « miracle »… Premières pulvérisations en fin de semaine…

C’est donc la méthode du « peeling » qui sera utilisée. Le peeling est un procédé de rénovation de murs, de surfaces. Il consiste à appliquer une fine couche d’enduit souple à base de caoutchouc ou de latex puis de le laisser agir afin que celui-ci absorbe les tâches et les salissures. Après 48h/72h, on arrache cette couche et la pierre retrouve sa beauté d’origine…

Le plus long, c’est la mise en route du chantier avec ses installations, ses protections, sa sécurité. Ensuite, nous serons impressionnés par la rapidité ! Nous n’oublions pas que notre défi est de rouvrir Saint Denis avant Notre-Dame de Senlis… (un peu d’humour au milieu de nos malheurs…) Mais en disant cela, je veux redire combien l’investissement des élus d’Estrées, les entreprises, les assurances et tous ceux qui travaillent dans l’ombre, est impressionnant et efficace. Quelle grâce et quelle chance !

Il y aura donc de l’agitation autour de l’église la semaine prochaine. Le parking entre l’église et le presbytère va être réquisitionné pour y stocker des pièces de l’échafaudage et du matériel. Quelques petits désagréments pour le voisinage : c’est pour la bonne cause ! En contrepartie, ça fait 40 jours qu’ils n’entendent pas les cloches… Moi en tout cas, ça me manque…

En ce qui concerne la sacristie en tant que telle, une ultime vérification est à faire avant d’évacuer les décombres : vérifier s’il n’y a pas d’amiante ! Si tel est le cas, il faudra prévoir un traitement particulier pour évacuer les gravats en toute sécurité. Le test à lieu lundi et les résultats dans une bonne semaine.

La sacristie sans les gravats permettra au tailleur de pierre de changer les pierres du contrefort de l’église présent dans la sacristie. Il a été endommagé par l’incendie. Dès que ce travail sera fait, on pourra envisager une nouvelle toiture pour la sacristie (et la suite…)

La suite c’est aussi tout ce qui tourne autour de la vie de l’église. Quand nous aurons une église bien propre, il faut aussi qu’elle soit en capacité d’accueillir nos célébrations. Alors, la Sicae et l’électricien œuvrent pour prévoir un peu d’électricité dans l’église (il y en a déjà besoin pour les travaux) ; on étudie la réparation et le nettoyage de l’autel de la Vierge (au plus proche de la sacristie : les flammes sont venues lécher les dorures et endommager toute une partie de l’autel) ; le technicien pour la sonorisation est venu tester la sono (pas trop de dégâts) ; les premiers contacts avec le « trésor » de l’évêché (pour récupérer des vases sacrés en dépôt à l’évêché) sont en cours ; l’entreprise qui gère les cloches va venir faire quelques tests prochainement (pas de cloches pour Pâques : pas de chocolat !). Sans doute que j’en oublie mais tout cela pour dire que ça avance…

Il y a des jours avec et des jours sans… si vous aussi, avec moi, vous trouvez parfois le temps long devant l’étendue du chantier, nous pouvons demeurer dans l’espérance et la confiance car les nouvelles de ce jour sont prometteuses. Et même si, concrètement il n’y a rien de visible tel et tel jour, en coulisse, on fait avancer les choses avec bienveillance, complicité et complémentarité pour que l’église nous soit bien vite rendue et puisse vivre et fonctionner… Les étapes du Carême seront aussi, d’une certaine façon, les étapes du chantier… mais à la fin, on sait qu’il y a la résurrection ! Je n’en dis pas plus…

Rdv la semaine prochaine pour quelques photos également…

Chronique du 2 Février 2024

Cette semaine, sans doute que la crise du monde agricole s’est invitée dans la vie et les perspectives de nettoyage de notre église. Les échafaudages ont eu peine à se frayer un chemin… Mais dans les coulisses, le travail administratif se poursuit… Des rendez-vous sont pris et honorés, pour la restauration d’un vitrail, également pour la remise en état des pierres d’un des contreforts de l’église qui se trouve dans la sacristie et qui a eu très chaud ; un test de la sonorisation aura lieu dans quelques jours ; des premiers contacts sont pris également avec les responsables du trésor de l’évêché pour récupérer des vases sacrés (calice notamment), des devis sont en cours de rédaction pour la restauration de l’autel de la Vierge Marie, endommagé par les flammes qui sortaient de la sacristie… Bref, il y a de l’activité… A l’intérieur même de l’église, les choses avanceront davantage la semaine qui vient.

La joie du 2 février fut aussi de recevoir une réponse positive, après avoir déposé, avec la Commune d’Estrées, un dossier de candidature pour la restauration des deux statues classées de saint Lucien et saint Denis, dans le cadre de la campagne de mécénat intitulée « Le Plus Grand Musée de France » en lien avec Allianz France. Nous sommes donc sélectionnés. Il faut maintenant attendre de savoir si nous irons en finale de ce concours… et avoir enfin le vote du public ! Au cours du mois de février, nous en saurons plus ! A suivre…

Enfin, au fil des recherches et des dossiers qu’il faut monter, on retrouve quelques images intéressantes du chœur de l’église d’Estrées… Elles sont les photos de la semaine !… A très bientôt.

Intérieur de l’église en 1917
On remarque de chaque côté du maitre-autel les statues de St Lucien et St Denis, installées dans des niches
L’église en 1935

Chronique du 26 Janvier 2024

Le 26 Janvier s’est tenue l’expertise du sinistre pour déterminer son origine. Ce fut un travail très minutieux car les experts présents ont « fouillé » les décombres de la sacristie pour retrouver le moindre fil électrique qui pourrait parler… tel morceau du compteur électrique, du disjoncteur, du tableau électrique. Notre sacristie et le jardin du presbytère se sont transformés en véritable zone d’enquête… avec les experts en combinaisons blanches et avec de quoi numéroter tel ou tel emplacement… D’une certaine façon, un épisode de la série « Les Experts » tourné à Estrées…

A travers ce trait d’humour, si on peut en avoir dans de telles circonstances, il est important de souligner dans quel état d’esprit s’est vécue cette expertise. Le sérieux, le dialogue, la minutie, l’écoute, la bienveillance et la complémentarité du savoir des uns et des autres. Comme simple observateur, avec les élus, nous ne pouvions que remarquer cela et nous sentir rassurés.

Avec les experts, était aussi présent un huissier de justice qui a pu constater que ce qui était prélevé était bien prélevé ici à Estrées et que ce qui était mis en carton et scellé avait été conjointement prélevé pour faire partir cela dans un laboratoire spécialisé.

Cela fait partie de la procédure et permettra maintenant d’évacuer tous les gravats. Je ne vous cache pas ma satisfaction de voir partir du jardin du presbytère tous les restes de mes vêtements calcinés et en lambeaux… j’ai cela sous mes fenêtres depuis un mois…

Voici donc quelques photos de l’expertise :

Dans la sacristie d’Estrées
Numérotation des lieux stratégiques pour déterminer le départ de l’incendie
Prélèvement de fils électriques et autres débris
Recherche d’indices au milieu « des restes » du curé dans le jardin du presbytère…
Tout est déplacé et fouillé par les experts (jardin du presbytère) – Les fenêtres de la sacristie donnent directement sur le jardin ; lors de l’incendie, les pompiers ont évacué ce qu’il y avait dans la sacristie vers le jardin
Triste spectacle qui marquera encore longtemps les mémoires…
Expertise dans l’église
Départ des pièces prélevées vers le laboratoire en présence de l’huissier de justice

Au fil de la semaine, le facteur d’orgue était présent pour terminer le démontage des tuyaux de l’orgue et poursuivre le nettoyage de l’intérieur de l’orgue… un vrai jeu de patience au milieu de la suie qui s’est invitée sur tous les tuyaux, au plus loin à l’intérieur. Les photos suivantes vous permettent de voir l’évolution du nettoyage. Ce qui nous parle le plus, c’est l’état du clavier… par la suite, nous serons à l’intérieur de l’instrument puis dans son environnement, à la tribune…

Etat des claviers après l’incendie
Après nettoyage…
Une visite à l’intérieur de l’orgue
Des tuyaux et des tuyaux… à démonter et à nettoyer !
« work in progress… » travail en cours !
idée de la salissure
Nettoyage en profondeur…
on voit la fin du premier nettoyage
Quand on dit qu’un orgue est plus susceptible qu’un curé… on découvre ainsi la mécanique d’un orgue et sa complexité…
La suie sur les chaises à la tribune de l’orgue…

Même si l’expertise et la suite du nettoyage de l’orgue ont marqué notre semaine, en coulisse, il y a aussi tout le travail qui est mené pour envoyer en restauration les deux statues qui se trouvaient dans le chœur : statue de Saint Lucien et statue de Saint Denis. Elles sont en bois et datent du XVIème siècle. Elles ont souffert lors de l’incendie et elles nécessitent une restauration (la peinture s’est craquelée lors de l’incendie ; elles étaient vraiment aux portes de la sacristie). Il en est de même pour la tapisserie de la nativité. Elle doit avoir un nettoyage en profondeur car la suie et les autres poussières se sont incrustées dans la toile.

Avec la commune (propriétaire de ces œuvres car elles sont d’avant la loi de 1905, séparation de l’Eglise et de l’Etat), dans une belle complicité et complémentarité, nous montons les dossiers d’aide et de subvention pour leur restauration. Nous sommes également très bien accompagnés par la Conservatrice des Antiquités et Objets d’Art, conservateur du patrimoine historique de l’Oise, déjà présente sur place le soir de l’incendie pour procéder au transfert des œuvres. Aujourd’hui encore, elle se trouve à nos côtés pour guidé la remise en état des œuvres. Son professionnalisme et sa bienveillance nous sont précieux.

Et ensuite ?!…

La journée du 26 janvier ne s’est pas terminée de si tôt ! Dans l’après-midi, il a été convenu que la suite de la décontamination des murs et des bancs de l’église allait se faire ! Ouf… Pour ce faire, 15 jours de montage d’échafaudages pour échafauder toute l’église afin de projeter une sorte de résine qui se déposera sur les murs. 48h après, en arrachant cette résine, toute la suie et les impuretés viendront avec et rendra ainsi la blancheur à nos murs… il n’y a que 990 m2 de mur à nettoyer…

Ce « nouveau » chantier va donc démarrer prochainement. Tel est l’objectif pour la semaine qui vient . Et puis, on aura sans doute aussi quelques petites occupations qui permettront de raconter notre semaine dans la chronique de la semaine prochaine !

Chronique du 19 Janvier 2024

Il y a un mois, ce 19 décembre, nous vivions cette terrible épreuve. Un mois après, l’émotion est toujours aussi grande et on continue le chemin de « reconstruction » avec l’aide et le soutien des uns et des autres…

Cette semaine, la première phase de nettoyage s’est achevée. Les vitraux, le mobilier liturgique, les statues, les chandeliers, le sol et le petit matériel ; tout est décontaminé et a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce à ces techniciens qui, pendant près d’un mois, ont eu la patience et le savoir-faire pour remettre en état ce qui était devenu tellement sale et gras.

Bien sûr, les intempéries n’ont pas facilité les choses et de ce fait, on pourrait se dire qu’il n’y a pas eu grand chose de fait… Il n’empêche que le télétravail aura permis d’organiser la suite du chantier. Il faut maintenant passer à l’étape du nettoyage des bancs puis le nettoyage des murs notamment. On saura comment cela va s’organiser dans les jours qui viennent.

Sur le plan administratif, avec les « habitués » de la sacristie, nous avons pu faire l’inventaire de tout ce que contenait la sacristie, afin de le soumettre aux assurances. Nous avançons aussi, en lien avec la commune, pour lancer la restauration des deux statues de Saint Denis, de grande valeur et dont la peinture s’est craquelée lors de l’incendie. On prie fort Saint Denis pour qu’il nous soutienne ; et s’il veut avoir de nouveau une belle place et fière allure dans le chœur de l’église, il sait sans doute comment s’y prendre et à qui s’adresser…

Enfin, je me plie à la coutume du moment de partager des photos de nos lieux favoris sous la neige… Ce seront les photos de la semaine…

A très bientôt pour la suite des évènements…

(en célébrant des obsèques ce 19 janvier, un lapsus qui pourrait devenir réalité, en annonçant une messe le 25 février à Estrées… sachant bien qu’il faut rester à la fois sérieux et réaliste mais aussi avec une grande espérance…)

Chronique du 12 Janvier 2024

Au fil de cette semaine, le chantier de nettoyage se poursuit avec toujours autant de patience (voire même de passion !), de minutie et de réussite.

Un moment fort de cette semaine fut le démontage des tuyaux de l’orgue. Derrière une façade avec « quelques » tuyaux visibles, se trouve à l’intérieur du buffet de l’orgue une quantité de tuyaux, comme le montre la photo d’illustration ci-dessous. Ainsi, tous les tuyaux sont partis chez le facteur d’orgue (terme qui désigne la personne qui construit, fabrique, accorde, assure l’entretien d’un orgue). Dans son atelier, il pourra ainsi procéder au nettoyage complet des tuyaux. Ensuite, dans un deuxième temps, le nettoyage du meuble en tant que tel sera réalisé. Ce nettoyage est conséquent car l’orgue était lui aussi sur le chemin des fumées et de la suie. Là aussi, un travail minutieux et délicat…

Les tuyaux de la façade sont restés et seront nettoyés sur place (environ 3m de haut)

Voici l’intérieur d’un orgue à tuyaux avec cette « foret » de tuyaux… Un démontage réalisé avec méthode pour replacer ensuite le bon tuyau au bon endroit !

Le nettoyage des statues se termine… Une belle réussite grâce aux techniciens qui ont vraiment un savoir-faire et une patience remarquable ! Encore bravo ! Les deux statues en bois de Saint Denis qui se trouvaient dans le chœur de l’église (et au plus près de l’incendie) partiront sans doute en restauration car la chaleur du brasier (600 °C aux dires des Pompiers) a fait que la peinture s’est craquelée. La Conservatrice des objets d’art du Département travaille en lien avec la commune et la paroisse pour envisager cela ; idem pour la tapisserie de la nativité qui méritera sans doute un nettoyage plus approfondi. « Travail en cours ! »

Sinon, au lendemain de l’Epiphanie, les rois mages sont en phase de « nettoyage »… Ils étaient restés à l’église… Sainte Julie s’est sans doute invitée aussi pour la fête des rois… Quoiqu’il en soit, le résultat est là !

L’or, l’encens et la myrhe… un véritable présent pour notre église et donc pour le Seigneur !
Sainte Julie Billiart en plein « lifting »… On lui confie aussi ce chantier…

A débuté aussi cette semaine le nettoyage de la pièce qui fait face à la sacristie, dans l’église. Après son nettoyage complet, nous pourrons ainsi ranger dans un endroit propre tout ce qui a déjà été nettoyé et protégé avec tant de soins…

Le cierge pascal, la cuve baptismale, les bruloirs, les tabourets… Tout est passé au nettoyage et protégé…
L’état du sol nous rappelle encore et toujours l’ampleur des dégâts… Quand cette pièce sera propre, nous pourrons ainsi mettre à l’abri tout le petit matériel déjà nettoyé

Après les statues, ce fut aussi au tour des chandeliers et des croix de vivre ce temps de nettoyage… un beau résultat également !

Parmi les chandeliers, nous remarquons l’ostensoir qui se trouvait dans la sacristie… Il a « eu chaud » mais aujourd’hui il réapparait dans toute sa beauté… un encouragement et un engagement a redécouvrir la place et l’importance de l’Adoration Eucharistique…

Le nettoyage des vitraux est terminé. Celui qui a le plus souffert est celui qui se trouve au dessus de la porte de la sacristie. Les autres sont très beaux et laissent entrer un beau rayon de lumière dans notre église… Un nouveau nettoyage est en cours pour les autels de la Vierge Marie (au plus proche de la sacristie) ainsi que l’autel St Joseph.

Le premier défi pour nous tous est de réouvrir l’église dès que possible. La sacristie nous sera utile mais dans un second temps, sachant bien qu’il faudra davantage de temps pour sa reconstruction. Dans l’immédiat, face aux intempéries, une protection est maintenant en place, par une porte et l’obstruction des fenêtres.

Fenêtre fermée par une palissade
Porte de sécurité à l’entrée de la sacristie
Mais cette triste image nous redit encore et toujours la violence des flammes et l’histoire de chacun d’entre nous qui avons sans doute vu partir quelque chose de notre vie personnelle et paroissiale…

Enfin, sur le plan administratif, le travail se poursuit. L’inventaire des biens qui étaient à l’intérieur de la sacristie se peaufine petit à petit, en lien avec l’économe diocésain. Le travail des experts avance aussi ; à la fin du mois de janvier, nous en saurons davantage et peut-être que les premières conclusions pourront être avancées… A suivre !…

Chronique du 5 Janvier 2024

Nouvelle année… nouvelle semaine de travail qui s’est vécue à la fois à l’intérieur de l’église mais aussi là où sont entreposées les statues. Les échafaudages permettent aussi une meilleure accessibilité à l’ensemble des vitraux et chaque partie de vitrail est minutieusement nettoyée. Chacun des agents à le temps de contempler chacune des scènes représentées sur nos vitraux…

Si on voulait résumer le travail de la semaine, nous pourrions dire :

  • tous les vitraux des deux allées latérales et de la façade de l’église sont nettoyés. Il reste à finir les vitraux du chœur et particulièrement ceux qui ont le plus souffert, à proximité de la sacristie. (les photos vont arriver mais votre curé, avec son vertige légendaire, ne monte pas sur les échafaudages…)
  • Les statues ont été admirablement « récupérées » par un véritable travail d’artiste… la minutie, la patience, le savoir-faire sont au rendez-vous, pour arriver à un tel résultat ! La petite Thérèse de Lisieux est d’accord avec moi…
Thérèse au lendemain de l’incendie
Thérèse qui a hâte de retrouver l’église…
Le Sacré Cœur après l’incendie
Le Sacré Cœur triomphe !
Saint Joseph fraichement nettoyé
(alors qu’il avait pris place dans la crèche de l’église)
Marie elle aussi présente dans la crèche…
Le berger en séance de nettoyage…
en regardant son pied, on voit dans quel état les personnages sont arrivés…

Les mages étaient encore rangés… de ce fait ils n’ont pas de suie mais quand même de la poussière… pour l’esthétisme de notre crèche, d’ici le prochain temps de l’avent, je vais tenter de les faire avancer vers le « centre de nettoyage »….
  • Ce vendredi, nous avons célébré pour la première fois la messe en la salle Saint Denis, notre « église Saint Denis hors les murs »… Pour montrer l’unité paroissiale, la croix placée sur l’autel vient du ressontois et le calice vient du plateau picard… A la fois une dimension pratique mais aussi signe de notre unité dans la reconstruction… Il y a toujours quelque chose à construire ! Dans l’épreuve, notre vie paroissiale en sortira grandie !
Mobilier sorti de l’église après son nettoyage
et installation (provisoire) pour les célébrations des Messes de semaine.
  • La semaine prochaine, la dimension plus « administrative » va se remettre en route, après les congés de Noël. Parmi les choses envisagées, sur le plan technique, au programme il y a notamment : finir le nettoyage des vitraux ; finir le nettoyage des statues ; début du nettoyage des chandeliers et des croix ; protection de la sacristie (toiture provisoire jusqu’à la prochaine expertise et fermeture des fenêtres pour faire face aux intempéries). D’ici quelques jours, les tuyaux de l’orgue (un petit millier) seront démontés par le facteur d’orgue puis transportés par ses soins dans son atelier pour un nettoyage complet, ce qui permettra aussi de nettoyer l’intérieur de l’orgue… et nous accueillerons aussi tous les bons (ou moins bons) imprévus…

Grand merci pour votre soutien et votre prière ! En 2024, on ne lâche rien !

Bonne et Sainte Année 2024 !

Chronique du vendredi 29 Décembre 2023

Depuis le lendemain de Noël, l’entreprise RESILIANS intervient pour débuter un nettoyage minutieux de l’église. Le nom de l’entreprise dit tout : le terme latin « résilians », exprime, dans son origine, le « fait de rebondir » et par extension, la résilience désigne la capacité à se reconstruire après un traumatisme…

  Le traumatisme est toujours là, c’est évident, mais nous voyons progressivement les traces de l’incendie s’atténuer, à travers cette étape de décontamination et de désinfection.

Pour résumer une semaine de travaux, nous pouvons dire que :

Des échafaudages sont désormais installés dans le chœur de l’église pour nettoyer les vitraux du chœur ; également dans l’allée latérale, du côté de l’autel de la Vierge.

Arrivée des échafaudages… après un petit souci d’itinéraire
(non, tout ne va pas à Saint Denis pour les JO !!)
Chœur de l’église libéré pour l’installation des échafaudages
Installation des échafaudages dans le chœur
Suite de l’installation des échafaudages dans le chœur
une foret d’échafaudages…

Tous les vitraux en façade de l’église et du côté de l’autel de Saint Joseph sont nettoyés ; tout comme l’autel St Joseph et le maître autel (tabernacle).

Minutie dans le nettoyage d’un vitrail
Nettoyage vitrail bas côté
installation des échafaudages allée latérale – côté autel de la Vierge
La lumière revient peu à peu…
Vitrail nettoyé
Nettoyage de l’autel Saint Joseph
Nettoyage dans les détails : la suie se dépose vraiment partout !
Nettoyage de la sonorisation – en arrière-plan on remarque l’état des murs

Un premier nettoyage du sol a été fait pour éviter de transporter cette suie si collante, si grasse et si noire…

Etat du sol
Nettoyage de l’allée centrale de l’église
Etat du sol (allée latérale) – les petits points sont les marques des chaises…
1er nettoyage avant/après… qui appellera un autre nettoyage
Nettoyage du vitrail de façade et du sol
du professionnalisme !
Nettoyage du confessionnal

Le chemin de croix est démonté, nettoyé et stocké pour permettre dans un deuxième temps le nettoyage des murs.

Etat des murs après l’incendie (emplacement d’une station de chemin de croix)
14 stations décrochées avec la suie…
Station nettoyée et prête pour être mis en réserve
Stations du chemin de croix propres et en carton avant le nettoyage des murs

Le mobilier liturgique est désormais nettoyé et il a pu être installé provisoirement à la salle St Denis, ce qui nous permettra de tenir les Messes de semaine à la salle St Denis.

Etat du chœur avant nettoyage
Etat du tapis du chœur avec la trace de l’emplacement de l’autel
Début du nettoyage du mobilier du chœur
Suite du nettoyage
Début de l’installation provisoire du mobilier liturgique à la salle Saint Denis

Le facteur d’orgue est venu pour organiser son chantier de nettoyage de l’orgue. Il interviendra courant janvier mais la tribune est en cours de nettoyage, tout comme les portes d’entrée de l’église (intérieur et extérieur)

Nettoyage de la porte de sortie (droite)

Un premier nettoyage des statues est en cours.

Parfaitement unis avec les élus d’Estrées pour l’avancée de ce chantier, nous sommes heureux de ces premiers pas. Nous savons qu’il y aura encore de nombreux pas à réaliser mais notre confiance et notre espérance sont là pour nous relever et retrouver dès que possible notre église dans son usage habituel.

La fin des vacances scolaires nous permettra aussi de poursuivre les premières démarches plus « administratives » entamées dès le lendemain du sinistre.

Merci à tous pour votre bienveillance et votre prière. En avançant dans l’unité et la confiance, tous ensemble nous saurons aller loin…